Les Atelières, la fin d’une aventure

18 mai 2015 0

« Les Atelières »,  une aventure qui avait bien commencé mais qui faute de soutiens financiers ont été placé en liquidation judiciaire. Retour sur leur histoire. Fabriquer français en France tel était l’objectif La Société coopérative d’intérêt […]

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"Les Atelières",  une aventure qui avait bien commencé mais qui faute de soutiens financiers ont été placé en liquidation judiciaire. Retour sur leur histoire.

Fabriquer français en France tel était l'objectif

La Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), "les Atelières" crée en octobre 2012 à Villeubarne, soit quelques mois après la fermeture du dernier atelier haut de gamme chez Lejaby (délocalisé en Tunisie), employait pas moins d'une trentaine de salariés prêtent à se battre bec et ongles pour confectionner de la lingerie haut de gamme, 100 % fabrication française et qui plus est sur le sol français. salué par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, alors respectivement ministre du Redressement productif et de l'Economie sociale, la coopérative devient l'un des symboles du "made in France"

Le fruit d'une rencontre singulière

Muriel Pernin, directrice d'une agence de communication et femme du maire de Villeubarne ainsi que Nicole Mendez, syndicaliste se rencontrent et font le pari fou d'inventer un nouveau système de production, de créer des emplois et de relancer un savoir-faire en perdition. Muriel Pernin fait jouer ses relations et son carnet d'adresse pour attirer l'attention des médias et des politiques, le Made in France est en action. L'aventure peut commencer.

Premier acte : de  pas reproduire les erreurs des productives d'antan

Il faut que ça soit une entreprise participative, axée sur la lingerie haut de gamme et labellisée "Made in France", celle-ci devra être respectueuse de toutes celles et ceux qui la composent. Leurs choix économiques vont connaître grâce au savoir-faire de Muriel Pernin, un large écho dans les médias mais le contexte économique est toutefois périlleux, il y a des moments de doutes profonds, une véritable guerre est alors engagé contre le scepticisme et la méfiance des banques qui voit la filière "couture" comme un immense champ de ruine où il est difficile d'y construire quelque chose et d'y rester. Ce portrait de femmes que sont "Les Atelières" éclaire la grande histoire sociale et économique française de notre époque...malgré leur solidarité, est-ce- que ça sera suffisant ?

Un  projet fragile et des soutiens qui ne suivent pas

Parti avec un capital limité, Les Atelières se retrouvent rapidement obligé d'emprunter sans avoir la possibilité de rembourser, le concept du "Made in France" a certes servit d'argument politique mais la réalité économique est bien différente, certains soutiens ne sont plus présents et l'entreprise n'est pas au meilleure de sa forme.

Les aléas de la crise économique

La crise du rouble fait son apparition et l'arrivée tardive de la première collection de l'entreprise pour la période de Noël ainsi que les attentats parisien ont également été peu propice à une restructuration financière puisque peu propice à la consommation. Muriel Pernin dira : "Nos clients en façonnage ont connu la crise russe (du rouble). Du coup, nous avons eu des impayés importants, puis de grosses baisses de commandes

La fin d'une aventure

Mardi 17 février 2015, coup de massue pour "Les Atelières". Le tribunal de commerce de Lyon a prononcé la liquidation judiciaire des Atelières, société coopérative d'intérêt collectif composée notamment d'ex-ouvrières de Lejaby.

Conclusion

Nos dirigeants ont toujours les arguments pour se faire élire mais ne sont pas prêt à mettre la main au porte-feuille pour sauver une entreprise qui a eu l'audace de proposer du "Made in France", travaillant avec des locaux et défendant les vrais valeurs de la création française. Pourquoi mettre autant de bâtons dans les roues ? Est-si dure que ça d'apporter le courage et la motivation ? (et l'oseille) et comme le dit si bien Priscille Vigneron sur son groupe créations françaises (FB), "L'Etat doit taxer l'importation, pas la création française".

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout

A bientôt et pitou pitou

source : Le monde, France 5, France3 régions, France TV infos et bien-sûr "Les Atelières" Photos : Les Atelières

     
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